GUYOT environnement - Team Europe 2e des 48H Azimut - The Ocean Race

Sixième des Runs mercredi, l’équipage de l’IMOCA GUYOT environnement - Team Europe a terminé 2e des 48H Azimut – The Ocean Race en coupant la ligne d’arrivée à 12h45 ce samedi, après 1j 22h 07 min de mer.


L’équipage, composé de Benjamin Dutreux, Robert Stanjek (GER), Phillip Kasüke (GER), Annie Lush (GBR) et du mediaman Charles Drapeau (FRA) termine derrière le 11th Hour Racing Team de Charlie Enright, vainqueur de la course en 1j 18h 56 min 58 sec.

Le Défi Azimut, véritable galop d’essai avant The Ocean Race, a été riche en enseignements pour l’équipage de GUYOT environnement – Team Europe, qui disputait sa première course ensemble à bord du 60’ IMOCA de Benjamin Dutreux.


« L’idée était de faire une première course en équipage à bord du bord du bateau. Ça nous a permis de passer 48h tous ensemble à bord après une semaine d’entraînement, de voir si ça fonctionnait bien en course, si l’entente était bonne. En entraînement, on a le temps. En course, c’est plus speed », rappelle Benjamin Dutreux, skipper de GUYOT environnement – Team Europe.


« Ça a permis aussi de faire des milles sur le bateau en équipage et d’essayer de le faire progresser. On a identifié pas mal de points sur lesquels je peux progresser pour aller plus vite. C’était important de le faire en vue de ma préparation pour la Route du Rhum ».


Des conditions variées


Sur l’eau, les conditions ont été très variées et changeantes, nécessitant une attention de tous les instants. « Il fallait vraiment être sur les voiles, les écoutes, et s’adapter à la navigation en équipage. En solitaire, on a tendance à trouver une bonne allure moyenne et faire avec car on a d’autres choses à gérer à côté. En équipage on essayait d’optimiser ça en se calant au mieux avec le pilote, ce qui n’est pas toujours facile. On a testé beaucoup de réglages et essayé de faire progresser le pilote que l’on a appelé Rosie. Ça va beaucoup me servir pour le solitaire car je vais garder les réglages qui fonctionnent ».


Qui dit nouveau bateau dit aussi temps d’adaptation pour que chacun trouve sa place à bord. « Cette course a été un apprentissage accéléré sur plein de choses. Ce n’était pas simple au début, mais on a vu ce qui était faisable ou pas en fonction des particularités du bateau. On progresse bien et chacun trouve petit à petit sa place. Je fais de plus en plus confiance à l’équipage aussi, détaille Benjamin, qui était hors quart.


« Je pensais pouvoir dormir plus mais les premières 24h, j’ai dormi moins qu’en solo parce que je suis le seul à connaître vraiment le bateau. On me réveillait toujours pour me poser des questions. Je leur ai fait comprendre que j’avais confiance en eux, qu’ils sont tous très bons. Je leur ai dit qu’on était là pour apprendre et tester des choses. De mon côté, j‘ai réussi à prendre mon aise. J’ai bien pu me reposer sur la 2e partie de course. Ça a été plus facile de me concentrer sur la navigation après ».


Une belle bagarre sur l'eau


« On a pris un bon départ. On était à la bagarre avec 11th Hour Racing mais on a loupé un changement de voile. Tactiquement, j’ai essayé de faire une route un peu plus en dessous, un peu plus arrondie mais ça n’a pas du tout payé. Ils sont partis et les autres sont revenus. Au reaching, on marchait très bien, mais ils étaient plus rapides au près car bien rôdés sur les réglages. Les bateaux à foils sont vraiment durs au près et ce n’est pas évident de les faire marcher, raconte Benjamin. Il y a du travail derrière, c’est normal que ça ait payé pour eux dans ces conditions. Ce que l’on a pu dégrossir pendant la course va nous aider à améliorer un peu notre vitesse moyenne, mais on a un peu de boulot pour arriver à leur niveau d’ici The Ocean Race »


Si l’équipage de GUYOT environnement – Team Europe n’a pas pu rivaliser toute la course avec 11th Hour Racing, il s’est livré à une belle bataille avec le Malizia – Seaexplorer de Boris Hermann.


« Notre mauvaise manœuvre au début nous a coûté pas mal de temps. Malgré tout, la vitesse était très bonne au portant. On était contents et on restait bien dans le match. On a pris le dessus et ça s’est fini à couteaux tirés jusqu’à la ligne d’arrivée, en faisant des virements après la bouée de la pointe Bretagne pour revenir vers Lorient. On a bien appris et progressé. La bataille avec Malizia était chouette. On s’est bien marrés ».


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